Le XXe siècle a souvent été dépeint comme une ère de massacres. Il fut aussi marqué par de formidables soulèvements contre les oppressions. Et par des bouleversements démographiques, sanitaires, militaires sans précédent. L’Atlas Histoire du Monde diplomatique en dresse le bilan. Pourquoi les empires centraux s’effondrèrent-ils après la Grande Guerre ? Qui finançait le régime nazi ? Quelle fut la face cachée de la Guerre froide ? Comment le monde ouvrier, les femmes, les peuples colonisés tentèrent-ils de briser leurs chaînes, parfois avec succès ? Que signifia la première guerre d’Afghanistan et celle du Golfe ? Bien des controverses actuelles trouvent leur origine derrière ces points d’interrogation…
Dans la collection des Atlas du Monde diplomatique, cette nouvelle publication éclaire un siècle d’histoire, d’événements et de tendances. Elle met l’accent sur des sujets ignorés, minorés ou maltraités par les médias et les manuels scolaires. Des cartes, dates et chiffres étayent cet outil d’analyse, conçu par des universitaires, des cartographes et des journalistes spécialisés.
Les quatre grands chapitres
« Années folles » : de la « Belle époque » à l’essor du communisme.
« Années noires » : du krach de 1929 aux ruines de la Seconde guerre mondiale.
« Années rouges » : de la guerre froide à l’émancipation du tiers-monde.
« Années grises » : de la grève des mineurs britanniques à la crise financière asiatique.
Avoir pour soi l’histoire
Le 6 juin 2009, le président Barack Obama prononça un discours célébrant le débarquement en Normandie, et plus largement la victoire des alliés contre les nazis. Il consacra quatorze mots aux « ?Russes qui essuyèrent certaines des pertes les plus lourdes sur le front de l’Est? ». C’est là-bas en effet que se trouvaient 165 divisions allemandes, et les meilleures – contre 76 engagées sur le front de l’Ouest. Les lycéens français, britanniques, américains n’entendent pas souvent parler de la bataille de Koursk (juillet-août 1943). Elle impliqua pourtant 4 millions d’hommes, représenta le vrai tournant de la guerre et se conclut par le triomphe des armées soviétiques, qui tuèrent ou blessèrent 500 000 soldats allemands au prix de pertes encore plus -lourdes. Presque au même moment, 6 000 Anglo-Américains mouraient lors de la campagne de Sicile. Et 60 000, pendant la totalité de l’année 1943.
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Le général Joffre, cet âne qui commandait des lions
Le général Joffre (1852-1931) est à l’origine d’un mot qui, sans que beaucoup le sachent, perpétue son souvenir : « limoger ». Il donna l’ordre, en effet, d’assigner à résidence à Limoges, à partir d’août 1914, une centaine de généraux qu’il jugeait incapables. Mais sa propre gloire est-elle bien méritée?…
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